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Hydrocarbures dans le paysage bolivien

Posted by Reacción Climática on 8 Ee junio Ee 2015 a las 22:00

 


René-Maxime Parent

 

Le 20 mai, le gouvernement bolivien a voté une loi permettant les projets d’extraction d’hydrocarbures dans diverses zones du territoire, dont des aires protégées, rapporte le Guardian du 5 juin. Un virage contradictoire pour le président Evo Morales, défenseur de la Terre mère.

Le président Evo Morales a-t-il changé son fusil d’épaule en matière de protection environnementale?

Situé au sud-ouest de la forêt amazonienne, 75 pour cent des 1,8 hectare du parc national de Madidi a été concédé à des compagnies pétrolières. Il s’agit d’une des 22 aires protégées de la Bolivie. Ce refuge de la biodiversité abrite 11 pour cent des espèces d’oiseaux au monde selon le service des parcs boliviens (SERNAP) et la Wildlife Conservation Society basée aux États-Unis. À l’échelle du pays, 20 millions d’hectares ont été identifiés pour conduire les projets d’extraction des hydrocarbures, contrat en main. Il est vrai que la nouvelle loi vise à réduire la pauvreté et contribue au développement national, tout en exigeant que les écosystèmes fragiles soient pris en compte par l’utilisation de technologies de pointe, mais quels seront les impacts sociaux et environnementaux ?

 

«Ce n’est absolument pas le genre de politique qu’on attend du président Morales suite à ses discours sur la Terre mère et sur Pachamama, et comment on devrait vivre en harmonie avec elle », affirme Carmen Capriles de l’organisation Reacción Climática. « Ce qu’on a observé depuis les neuf ou dix dernières années auprès du gouvernement, c’est que nos ressources naturelles et nos forêts, parmi les plus riches en Bolivie, ont été endommagées plus qu’auparavant », poursuit-elle. « La vérité est que pendant longtemps le gouvernement n’a pas réussi à faire respecter les aires protégées, d’abord en n’accordant pas un budget suffisant et ensuite, en ne faisant rien pour contrer l’invasion du coca », affirme Teresa Flores de l’organisation environnementale PRODENA.

 

«Une compagnie peut demander de reconfigurer un parc national », écrit Jorge Campanini du Centre de documentation et d’information (CEDIB). « Les aires protégées et leur zonage seront redessinés plus d’après les critères de l’exploitation pétrolière que d’après les critères de conservation et de protection… Plusieurs aires protégées de la Bolivie ont déjà été incluses par l’industrie minière impunément, avec la nouvelle loi elles ont signé leur arrêt de mort », explique-t-il. Carlos Arze du Agrarian and Labour Development Studies Centre (CEDLA) soutient que la nouvelle loi est une violation des droits des indigènes, que le 1 pour cent du montant investi pour l’exploration qui doit être alloué au développement de ces aires n’est pas suffisant.

 

À la source

 

« L’Amérique latine a encore la chance, parce qu’elle détient une matrice énergétique relativement basse en carbone, d’évoluer vers des sources d’énergies plus renouvelables et des voies de développement moins choquantes que d’autres pays qui n’y ont pas accès. Cela va dépendre plus du contexte et des pays, mais l’Amérique latine pourrait conduire le monde. S’il y a un lieu dans le monde où le développement durable a la chance de démontrer que cela peut fonctionner, c’est sur ce sous-continent. Si cela ne se fait pas là-bas, qui d’autre le fera ? », affirme le directeur du Programme du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), Gustavo Fonseca. L’institution liée à la Banque Mondiale collabore avec 183 pays pour le financement de projets en lien avec l’environnement. El País s’est entretenu avec le chercheur d’origine brésilienne à son bureau de Washington.

 

« On n’y souffre pas des mêmes pressions démographiques et on y dispose d’une bonne base de ressources naturelles. Par exemple, 80 pour cent de la forêt amazonienne a survécu à 500 ans de colonisation. Cette considération permet de s’orienter vers une direction déterminée : les coûts sont plus bas, l’eau est plus accessible; la terre est plus productive; les coûts des changements climatiques sont plus bas parce qu’il y a une meilleure résistance. Tout cela fait en sorte que l’impact des changements climatiques sera moindre si on avance dans la bonne direction. Aussi, il faut tenir compte du fait que les conflits civils sont localisés. Il n’y a pas de luttes endémiques ethniques ou civiles. Il y a beaucoup de choses en Amérique latine qui favorisent la capacité d’évoluer d’une façon durable, mais cela ne veut pas dire qu’on va y arriver », soutient-il.

 

Dans la foulée, le président Evo Morales projette la construction d’un énorme barrage: El Bala. Le ministre des hydrocarbures et de l’Énergie, Luis Alberto Sanchez a annoncé la signature d’une entente avec la corporation d’État russe Rosatom au forum économique international de Saint-Pétersbourg du 18 au 20 juin pour l’acquisition de nucléaire, rapporte RIA Novosti sur le site Sputniknews.

Le source: http://www.pieuvre.ca/2015/06/08/environnement-bolivie-hydrocarbures/


 

Categorías: Entradas en Blogs, Frances, Fuego: (Alternativas, Nuclear, Fracking)

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